Bienvenue au nouveau code de conduite européen des organisations de Fact-Checking !

Le “European Code of Standards for Independent Fact-Checking Organisations” (« Code européen des principes pour les organisations indépendantes de fact-checking ») a été publié le 20 septembre 2022.

Il couvre des questions essentielles pour les organisations ou organismes européens dédiés au « Fact-checking » ou plus précisément à la vérification des faits, définie comme l’utilisation d’une méthode fondée sur des preuves pour vérifier l’exactitude des affirmations faites dans la sphère publique « Fact-checking ».

Ce code de conduite est, comme l’indique l’Agence France Presse, le résultat de nombreux mois de recherches, d’enquêtes, de débats et de discussions entre les fact-checkers européens, ainsi qu’avec des chercheurs et d’autres experts de la désinformation.

Ainsi, le respect et l’application du code de conduite par les organisations et/ou organismes européens de fact-checking, leur permettront de devenir des membres certifiés du « European Fact-Checking Standards Network » ou Réseau Européen des Principes du Fact-checking en français (ci-après « EFCSN »), qui soutiendra et représentera cette communauté.

Ce réseau sera dirigé par six organisations spécialisées dans le fact-checking : AFP (France), EU DisinfoLab (Belgique), Fundación Maldita.es (Espagne),  CORRECTIV (Allemagne), DEMAGOG (Pologne), et  Pagella Politica/Facta (Italie).

Ces organismes indépendants de vérifications des faits devront vérifier les erreurs et la désinformation, tout en adhérant aux normes les plus élevées de méthodologie, d’éthique et transparence afin de servir au mieux l’intérêt public, comme l’énonce ledit code dès son introduction.

L’engagement est donc clair, les membres se concentrent sur les questions d’intérêt public et devront faire leurs preuves en fournissant des informations exactes de manière éthique et transparente, sans parti pris ni préjugé.

Il est attendu des adhérents à l’EFCSN : excellence, intégrité et responsabilité.

Un code de déontologique pour les vérificateurs de faits : un moyen plus efface pour lutter contre la désinformation ?

Lutter contre la désinformation, notamment en ligne est un enjeu que l’Union européenne prend très au sérieux.

« On entend par désinformation, les informations dont on peut vérifier qu’elles sont fausses ou trompeuses, qui sont créées, présentées et diffusées dans un but lucratif ou dans l’intention délibérée de tromper le public et qui sont susceptibles de causer un préjudice public. »

Définition de la désinformation par la Commission européenne en 2018

Dans le même temps, la Commission a exprimé que « l’exposition des citoyens à la désinformation à grande échelle, y compris à des informations trompeuses ou absolument fausses, constitue un défi majeur pour l’Europe. »

Elle développe son propos en estimant que :

« La désinformation mine la confiance dans les institutions et dans les médias traditionnels et numériques, et elle nuit à nos démocraties en entravant la capacité des citoyens à prendre des décisions informées. Par ailleurs, la désinformation soutient souvent des idées et des activités radicales et extrémistes. Elle porte atteinte à la liberté d’expression, qui est un droit fondamental inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. »

Mais cet enjeu de lutter contre la désinformation, n’est pas qu’européen mais international.

GlobalFact est un évènement organisé par le réseau international de vérification des faits de Poynter (IFCN – International Fact-Cheking Network), ayant eu lieu en juin dernier.

L’IFCN est un réseau mondial crée en 2015, de chercheurs et journalistes luttant contre la désinformation, par le biais du fact-cheking ou encore en menant des réflexions plus larges lors du Global Fact.

Précisions que des organismes tels que Les Surligneurs, CheckNews de Libération, Science Feedback, AFP Facktcheck Fake Off de 20 Minutes, et France Info font parties des 115 signataires certifiés du réseau IFCN.

Cette année, le sommet du Global Fact 9 a eu pour objectif de discuter de l’état et de l’avenir de la vérification des faits au milieu d’une pandémie mondiale et d’une infodémie.

Mais c’était également, l’occasion de proposer un certain nombre de débats pour tous ceux qui défendent la vérité et la transparence dans le journalisme, y compris les vérificateurs de faits, les journalistes, les technologues, les décideurs politiques, les dirigeants, les éducateurs et les citoyens.

« Ensemble, nous formerons des alliances pour lutter contre la désinformation à l’échelle mondiale. »

Vision du Global Fact 9

Le sommet a eu pour objectif de discuter de l’état et de l’avenir de la vérification des faits au milieu d’une pandémie mondiale et d’une infodémie.

C’était là l’occasion de proposer un certain nombre de débat pour tous ceux qui défendent la vérité et la transparence dans le journalisme, y compris les vérificateurs de faits, les journalistes, les technologues, les décideurs politiques, les dirigeants, les éducateurs et les citoyens.

Au regard de ses éléments, la recherche d’un consensus pour établir des normes de conduite pour agir effectivement dans la vérification des faits, la confiance de la communauté, semble être une réponse pertinente pour la lutte contre la désinformation.

Toutefois, l’efficacité de la vérification des faits implique le respect de règles déontologiques mais surtout une participation de tous les acteurs : les chercheurs (la connaissance), les journalistes (déontologie), les institutions publiques (pour la régulation), sans oublier le lecteur (éducation aux médias et à l’information).

À ce propos ! le Détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse met à disposition du public leurs ressources en éducation aux médias et à l’information : « des formations, capsules vidéos et outils pour lutter contre la désinformation, notamment en science, et pour favoriser le développement d’un esprit critique. »

Quelques vérificateurs de faits :

Français

Européens –

  • TheJournal.ie (République d’Irlande) ;
  • EDMO (Observatoire européen des médias numériques : information de qualité contre désinformation)